Les surfaces viticoles cultivées selon les méthodes de l’agriculture biologique poursuivent leur progression dans le Val de Loire.  Selon les chiffres de l’Agence Bio, elles représentent un total de 1903 ha en bio ou en cours de conversion dans les régions Centre et Pays de la Loire en 2006, en progression de 12 % par rapport à 2005.
69 exploitations en région Centre et 87 en Pays de la Loire, ont opté pour la viticulture biologique.

Certes, la proportion de vignes bio reste très faible par rapport aux 70 000 ha de vignes cultivées dans le Val de Loire.

Mais la progression est régulière ces dernières années. La région Centre est même l’une des régions où la progression est la plus forte : entre 2005 et 2006, les surfaces en bio ou en conversion ont augmenté de 19 %, alors que la progression n'est que de 9 % pour l'ensemble des vignobles français.

C'est notamment dans le Loir-et-Cher, dans les appellations , , , et que le développement de la viticulture bio est le plus spectaculaire. Entre 2005 et 2006, l’augmentation des surfaces bio était inférieure à 5 %, passant de 257 à 269 ha. Mais en 2007, 3 nouvelles exploitations viticoles sont entrées en conversion, représentant au total 60 ha, soit une augmentation de 22 %. Et 3 ou 4 exploitations devraient s'ajouter l'an prochain à la liste.

“Dans une situation viticole difficile, les vignerons constatent que leurs collègues qui sont en bio ne s’en tirent pas plus mal” explique Bruno Allion, vigneron à Thésée et président du Groupement des Agriculteurs Biologiques du Loir-et-Cher (GABLEC). “Pour certains vignerons, la lutte raisonnée était une étape et pas un aboutissement. D’autres voient que la viticulture biologique ouvre des portes à l’export et participent à la qualité de la relation client. Lorsque l’on vent une bouteille, on peut expliquer comment nos pratiques respectent l’environnement. Ce sont tous ces phénomènes qui expliquent les conversions”.




 

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